Une étude récente du JAMA Network Open laisse entendre que cela pourrait être le cas. L’étude révèle que les hommes qui peuvent faire 40 pompes au cours d’une seule séance d’entrainement sont beaucoup moins susceptibles de subir une crise cardiaque ou un autre problème cardiovasculaire dans les années suivantes que les hommes qui ne sont capables de faire 10 pompes ou moins.

Qu’est-ce qu’une pompe ?

Pour obtenir une croissance musculaire maximale, une pompe est essentielle. Pour y parvenir, il faut s’entraîner correctement avec un apport énergétique adéquat, afin de permettre un flux sanguin suffisant aux muscles en travail. Les muscles qui travaillent ont besoin de sang pour leur fournir de l’oxygène et des nutriments et pour éliminer les déchets (notamment l’acide lactique et le dioxyde de carbone).

Les résultats suggèrent que la capacité de faire des pompes pourrait être une méthode simple, fiable et pratique pour évaluer la santé cardiaque, tout en renforçant les triceps et les pectoraux. Ceci est aussi le cas avec son cousin le développé couché, qui nécessite uniquement un banc de musculation pour être effectué.

Comme nous le savons presque tous, les maladies cardiovasculaires sont la cause de décès la plus fréquente dans le monde. Les crises cardiaques et les accidents vasculaires cérébraux entraînent également des invalidités considérables, des pertes de temps de travail et des vies et des diverses incapacités.

Cela dit, pour prévenir les maladies cardiovasculaires, il faut reconnaître qu’elles ont peut-être déjà commencé ou qu’elles se profilent à l’horizon. Un grand nombre de tests médicaux sur la santé cardiaque, comme les tests d’effort sur tapis roulant ou les scintigraphies cardiaques, sont toutefois coûteux et compliqués et peuvent être difficiles à interpréter.

Bon nombre de ces tests sont aussi généralement conçus pour détecter les maladies cardiaques après qu’elles aient commencé, et non pour prédire la probabilité qu’elles se développent. Entre-temps, les scores de risque mathématiques qui évaluent l’information sur le poids, le profil de cholestérol, les antécédents de tabagisme et d’autres données sur la santé d’une personne sont prédictifs, mais d’une manière générale, impersonnelle et abstraite.

Les médecins et nous autres qui dépendons de notre cœur n’avons guère été en mesure d’évaluer la santé cardiovasculaire et le risque de problèmes futurs d’une manière simple, scientifiquement valable, personnalisée et empirique.

Ce manque a incité des chercheurs de l’Université Harvard, de l’Université de l’Indiana et d’autres établissements à examiner récemment la santé et la condition physique d’un groupe de plus de 1 500 pompiers aux États-Unis. Les pompiers se rendaient chaque année dans une clinique pour un examen médical qui comprenait des évaluations courantes du poids, du cholestérol, de la glycémie et d’autres données sur la santé des pompiers. Par ailleurs, ils ont également subi un test d’endurance sur tapis roulant qui a permis d’estimer leur capacité d’endurance.

La forme physique

À l’origine, les chercheurs s’intéressaient surtout à cette dernière mesure. De nombreuses études antérieures ont établi un lien entre une bonne condition physique et une réduction du risque de maladies cardiaques tardives, et vice-versa. Les chercheurs ont pensé qu’ils pourraient être en mesure de quantifier l’efficacité du test sur tapis roulant pour prédire de futurs problèmes cardiaques en utilisant la base de données des renseignements sur la santé des pompiers.

Ils ont donc recueilli les résultats des tests de résistance de chaque individu. Ils ont également noté tous les problèmes cardiovasculaires signalés aux médecins de la clinique ou qui ont été découverts durant les 10 ans suivant le premier rendez-vous de chaque pompier. Les données sur les problèmes cardiaques étaient assez complètes, puisque les pompiers avaient besoin de l’approbation de leur médecin pour retourner au travail après des problèmes cardiaques même mineurs.

Les chercheurs prévoyaient de comparer les résultats des tests d’effort aux problèmes cardiovasculaires consécutifs afin de se faire une idée du degré de prédictibilité possible des tests sur tapis roulant.

Puis, presque par hasard, les chercheurs ont remarqué que plus de 1 100 pompiers avaient également subi des tests de pompes lors de leurs examens annuels. Ces tests avaient été d’une analogie vivifiante : un membre du personnel de la clinique a compté le nombre de pompes que chaque homme pouvait faire avant que ses bras ne lâchent ou qu’il n’atteigne 80 ans et on lui a dit qu’il pouvait “arrêter de se la jouer et de s’arrêter”.

Ils ont ensuite fait des calculs.

Et à leur grande surprise, la capacité de faire des pompes s’est avérée être un meilleur indicateur statistique des futurs problèmes cardiaques que les tests sur tapis roulant.

Les chercheurs ont donc conclus que la capacité de faire un nombre de pompes important était corrélée à une bonne santé cardiaque.

Si vous voulez prendre soin de votre coeur, vous savez ce qu’il vous reste à faire !